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Publié par Te tuer d'amour

Sylviepano

Madame Figaro

Qu’est-ce qui fait courir Sylvie Vartan ?

Un album “Nouvelle Vague”, une tournée aux accents yé-yé, une énergie solaire… Cette blonde humaine n’en finit pas de nous surprendre ! Écoutez-la, ses chansons mythiques n’ont pas pris un bémol.

Paru le 16.02.2008, par Marc Lambron

Alors qu’elle vient de donner quelques soirées au Palais des Congrès avant une tournée * française et japonaise, Sylvie Vartan a placé son nouveau spectacle sous le signe des « sixties ». Cette fois-ci, elle revisitera son répertoire, avec chaque soir des chansons qui seront interprétées à la demande du public, sur le principe du juke-box. Sur mon exemplaire de son dernier CD, Nouvelle Vague, elle a griffonné cette dédicace : « Let’s rock ». Elle y reprend notamment des chansons de Jacques Dutronc et Françoise Hardy, des Rolling Stones et des Beatles. Le jour de notre rencontre, dans un restaurant du boulevard Murat, elle portait une écharpe et des lunettes noires. L’écharpe protège une voix, les verres fumés masquent une pudeur. Quelques images parlées dans l’album de la plus belle pour aller danser.

LA MARITZA
« À chaque fois que je chante les paroles de la Maritza – “De mes dix premières années il ne me reste plus rien” -, je me dis que c’est un mensonge : il me reste tout, avec une précision qui défierait tout traité de psychanalyse. C’est très ambivalent. D’un côté, un système de terreur, la disette, les appartements réquisitionnés, des gens qui partaient sans retour vers la Sibérie. De l’autre, une nostalgie slave de ces années-là, qui reste ineffaçable. À six ans, j’ai joué dans un film en noir et blanc, Sous le joug, une histoire de résistance bulgare sous la domination turque. C’était un film en costume, mon rôle ne durait que quelques minutes, mais j’avais l’impression de tourner dans Autant en emporte le vent... Récemment, j’ai acheté le DVD mais tout est en bulgare et sans sous-titres… »

UNE FILLE CHEZ LES YÉ-YÉ
« C’est vrai que j’ai débuté dans un monde d’hommes, entre Gilbert Bécaud et Vince Taylor, Claude François et Daniel Filipacchi. Les Scopitone, c’était Claude Lelouch qui les réalisait. Les photographies, toujours le fidèle Jean-Marie Périer. La crise d’adolescence ? Je ne l’ai pas connue, parce qu’à seize ans je travaillais déjà. Comme mon frère Eddie avait sept ans de plus que moi, je convoitais ses copains plutôt que les garçons de mon âge. J’aimais les garçons plus âgés parce que mon expérience émotionnelle me donnait un peu d’avance. J’avais commencé à vivre dans une langue, et puis j’ai dû en apprendre une autre. Les dragueurs ? Il y en avait beaucoup, je les voyais venir, en sachant très bien qui me plaisait. Après, j’ai trouvé la parade, qui consistait à toujours partir en tournée avec une copine… »

  • À Bruxelles le 24 février, à Lille le 27, à Toulouse le 5 mars, à Limoges le 6, à Nantes le 7, à Marseille le 11.

Et aussi « Les 50 plus belles chansons », CD-album en trois volumes, chez Mercury.

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