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Publié par Te tuer d'amour

Sylvie Vartan : "J'ai vécu 1000 vies étourdissantes"

Publié le jeudi 6 mars 2008 à 05H27

Toujours très en forme, elle est en concert mardi prochain au Dôme

 

Le public marseillais ? "Absolument chaleureux, plein de répondant, bruyant... Comme cette ville palpitante que j'adore", rétorque l'inoxydable Sylvie.

 

Star, évidemment; facile d'accès, indéniablement. Rares sont les artistes qui, après une carrière comme celle de Sylvie Vartan, répondent sans détours aux questions. Sans réécrire l'histoire à leur avantage. Mais la reine des yéyés parle sans ambages de ce qui lui tient à coeur. De son "soulagement" à la libération des infirmières bulgares, cause pour laquelle elle s'était impliquée; du décès de sa mère ou de sa fille adoptive, Darina, son lumineux "soleil". Mais le sujet qui la rend intarissable, l'icône des seventies, c'est sa relation avec son public.

Un amour, assez incroyable, qui contre modes et tendances a maintenu son cap durant plus de 40 ans. "Ma carrière est une chance inouïe. J'ai vécu mille vies de manière étourdissante! Je suis une gâtée… par l'amour que j'ai reçu, par celui que j'ai donné. Pour qu'il y ait succès: il faut être deux. J'ai eu de la chance d'avoir ce partenaire-là." Sincère: "Vous savez, ce rapport à mon public, ça conditionne vraiment la personne que je suis. J'ai la chance de pas avoir de regrets. Je ne peux pas demander quoi que soit d'autre…"

Aujourd'hui culte, la blonde Slave, connut le succès fulgurant à 16 ans, "sans s'en rendre compte." Les yéyés ? "On n'avait pas de plan de carrière! C'était une déferlante et on se laissait porter. On participait aux choses, on grandissait avec elles. On était juste contents de chanter. On n'avait pas conscience de prendre part à un phénomène. Le concert avec les Beatles à l'Olympia… à l'époque je n'aurais pas pensé qu'on en parlerait encore 40 ans après!" Le secret de sa longévité? "Un chanteur touche les gens physiquement. La scène, c'est le contact. Le cinéma c'est distancié. Quand on chante on va droit au coeur. On n'est pas caché. Je pense qu'on arrive à deviner qui je suis à travers mon répertoire."

Mardi 11, au Dôme de Marseille, celle qui cherche ce qui fait pleurer les blondes, s'installera sur scène avec un juke-box. "Je fais des chansons à la demande. Il y a les incontournables, mais parfois je suis surprise par les demandes. Mais j'essaye de répondre à toutes les sollicitations. C'est à celui qui crie le plus fort!" Star, oui. Accessible, aussi.

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