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Publié par C'est le coeur

Culture - Vu à la télévision
 
Sylvie Vartan
 
La fraternité, éthique de tous les déracinés.
 
par Michel COOL
 
Lien vers la librairie Oberlin
 
Assise en tailleur sur un canapé blanc, Sylvie Vartan effeuille son existence (1). Autoportrait en clair-obscur d’une vedette accomplie. A-t-elle dû beaucoup travailler pour arriver au sommet ? « Non !, assure-t-elle, j’ai simplement eu la chance de réaliser mon rêve. Chanter n’a jamais été pour moi un travail. » Le travail, pour cette déracinée depuis l’âge de sept ans, c’est l’âpre salaire de l’exil de sa famille fuyant la Bulgarie tombée aux mains des communistes. Une nécessité, pas un choix. Une issue de secours, mais combien dégradante : attaché de presse à l’ambassade de France à Sofia, son père, immigré à Paris, devient travailleur aux Halles… La famille Vartan vivote dans une petite chambre d’hôtel. Sylvie garde comme une écharde la dernière image de son grand-père sur le quai de la gare : « Je savais que je ne le verrais plus jamais. » Fidèle à ses émotions de petite fille déracinée, la chanteuse livre la définition du courage qu’elle veut transmettre à ses enfants et petits-enfants : « Le courage, ce n’est pas d’être sur scène, de faire ce qui est agréable. Le vrai courage, c’est d’affronter la vie avec dignité. Comme ma mère et mon père. » 


(1). Entre l’ombre et la lumière, le 19 septembre sur France 3.
 
Sur http://www.reforme.net/archive2/article.php?num=3144&ref=895

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