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Publié par Svsheila


En 1961, sa “Panne d’essence” lui vaut un démarrage foudroyant. Depuis, la chanteuse, qui vit entre les États-Unis et la France, ne cesse de se produire. Elle a fait preuve d’une belle ténacité.

Naissance. Le 15 août 1944, en Bulgarie, à Iskretz, un village de montagne. Sa mère, qui plaçait depuis toujours ses plus grandes espéran- ces en la Sainte Vierge, voit ce jour-là deux de ses vœux exaucés. Tout d’abord celui d’avoir une fille – elle avait déjà eu un garçon, Edmond –, et ensuite celui de la voir naître le jour béni de la sainte Marie. Le nouveau-né, avec ses 5 kilos, impressionne déjà son premier public, qui lui donne facilement trois mois de plus.

Signe. Le bébé porte une tache sur la main gauche, comme une couronne surmontée d’une petite croix. En sortant de la maternité, la maman est accostée par une Tsigane, qui voit dans cette marque un signe annonciateur d’une vie gâtée. Ce porte-bonheur disparaîtra quelques années plus tard… comme par enchantement.

Miracle. À 16 mois, l’enfant attrape la scarlatine. À cette époque, la maladie est souvent mortelle. Aussi, son père se rend en urgence en ville pour se procurer un sérum à l’hôpital. La fièvre grimpe, la petite ne réagit plus. La maman s’agenouille alors devant un bas-relief pour supplier la Vierge de sauver sa petite fille. Sa prière est exaucée. Depuis, Sylvie ne s’est jamais séparée de ce bas-relief en plâtre représentant Marie.

Dépit. À 6 ans, elle fait ses premiers pas sur scène, à l’ambassade de France, où son père a un poste d’attaché de presse. Comme chaque année à Noël, un spectacle est joué par les enfants du personnel. Alors qu’est programmée l’histoire de Boucle d’or, Sylvie demande à son père d’intervenir pour qu’elle obtienne le rôle-titre, voire, à la rigueur, celui d’un des ours. Rien à faire, la distribution est malheureusement réservée aux enfants de diplomates français ou étrangers.

Déclic. Vexée, la gamine vit cela comme une profonde injustice. Face à son obstination, on finit néanmoins par lui confier la récitation d’un poème en marge du spectacle. Elle s’exécute, les applaudissements retentissent. C’est le déclic. Cette première frustration lui a donné une motivation essentielle. Un jour, elle montera sur scène et décrochera le rôle principal.

Cinéma. Deux années plus tard, elle tourne dans son premier film, Sous le joug, qui évoque le poids de l’occupation turque en Bulgarie. Le réalisateur, un ami de son père, lui propose un tout petit rôle : celui d’une élève qui lève la main pour prendre la parole dans sa classe. Le tournage se déroulant loin du domicile fami-lial, Mme Vartan vend sa montre pour pou- voir rendre visite à sa fille. Avec son maigre cachet, Sylvie promet de lui en racheter une. Pas question, répond sa maman, qui décide que cet argent servira à payer des bottines à sa petite comédienne.

Exil. La famille débarque à Paris, gare de Lyon, le 24 décembre 1952. Les Vartan vivront pendant quatre ans dans le quartier des Halles, à l’hôtel d’Angleterre. Deux grands lits, un lavabo, un bidet et deux petits cagibis en tout et pour tout. Sylvie dort avec sa mère, son frère avec son père. M. Vartan trouve alors rapidement un boulot dans une triperie.

Langue. Sylvie intègre sa classe en cours d’année dans une école du quartier ; elle ne parle pas le français, mais le comprend à peu près. L’institutrice la place à côté de la meilleure élève, Jacqueline Bakulé. « Il faut être gentille avec cette petite fille parce qu’elle ne parle pas notre langue et qu’elle a dû quitter son pays. Je compte sur vous pour l’accueillir et l’aider », explique l’enseignante. Sylvie n’est pas habil­lée comme ses camarades, elle ne porte pas de blouse, et elle se sent tétanisée par leurs regards, toute honteuse. Progrès - Elle apprend très vite à parler le français sans aucun accent, mais l’expression « par conséquent » demeurera longtemps mys-térieuse à ses yeux. L’institutrice, affublée d’un tic de langage, la prononçait en permanence.

Progrès. Elle apprend très vite à parler le français sans aucun accent, mais l’expression « par conséquent » demeurera longtemps mys-térieuse à ses yeux. L’institutrice, affublée d’un tic de langage, la prononçait en permanence. Polyglotte - Parallèlement, Sylvie apprend l’anglais en lisant des romans d’Agatha Christie dans leur version originale. Elle y relève tous les mots inconnus dans un petit cahier puis en cherche la signification dans un dictionnaire. Résultat : aujourd’hui encore, elle maîtrise un vocabulaire très riche, que même son mari américain, Tony Scotti, ne possède pas.

Polyglotte. Parallèlement, Sylvie apprend l’anglais en lisant des romans d’Agatha Christie dans leur version originale. Elle y relève tous les mots inconnus dans un petit cahier puis en cherche la signification dans un dictionnaire. Résultat : aujourd’hui encore, elle maîtrise un vocabulaire très riche, que même son mari américain, Tony Scotti, ne possède pas.

Tube. En 1961, Sylvie est au lycée et son frère travaille dans l’industrie musicale. Un jour, il lui demande de remplacer au pied levé une chanteuse qui doit interpréter un duo avec un certain Franckie Jordan. Elle s’exécute et le titre, Panne d’essence, est un succès. Les photographes se ruent au lycée pour prendre des clichés de la chanteuse en herbe. Mais le proviseur, ne supportant pas tant de frénésie, la renvoie. Le mythe Sylvie Vartan est lancé.

Autographe. Elle n’a jamais eu l’âme d’une fan. Pour autant, elle a fait signer son premier autographe au cinéaste Billy Wilder, auteur de Sabrina ou de Sunset boulevard il y a seulement quelques années. C’est pour une amie cinéphile qu’elle a osé l’aborder, à Los Angeles.

Aphone. Sa grande angoisse, c’est de perdre sa voix le jour d’un concert. Ce qui lui est souvent arrivé, à ses débuts. Surtout lors de ses tournées au Japon, où elle logeait dans des hôtels climatisés. Certains disques live, commercialisés au Japon, ont même été enregistrés alors qu’elle était complètement aphone sur scène. Mais, depuis les années soixante-dix, elle suit les conseils d’un coach pour placer sa voix. « Il m’a sauvé la vie », reconnaît-elle aujourd’hui.

Frayeurs. À sillonner le monde en avion, elle a parfois connu des vols cauchemardesques. Il y a quelques années, l’un des moteurs du 747 qui volait vers New York a éclaté. L’avion a piqué du nez, mais le pilote a réussi un atterrissage d’urgence à Londres. Terrifiée, Sylvie ne voulait plus repartir. Attendue aux États-Unis, elle n’avait pourtant pas le choix. Mais, une fois arrivée à destination, elle a dormi vingt-quatre heures d’affilée.

Zapping. Sylvie ne supporte pas de se revoir à la télévision. Aussi, dès qu’elle tombe sur des images d’elle, elle zappe.


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Victor L. 15/07/2010 03:25


Comment télécharger des musiques qui ne sont jamais sorties en CD, autant que je sache? Peut-être que vous pourriez m'aider à les retrouver, puisque vous avez sans doute plus d'information que
moi...
Il s'agit, comme je vous ai dit, de deux titres, ("Je préfère ses bras" et "Un peu de tendresse") sortis en un format vinyl qu'il y avait à cette époque (super 45 tours). "Je préfère ses bras" est
sorti en 1966 avec "L'Oiseau Rare", Et pourtant je reste là" et "C'était trop beau". Quant à "Un peu de tendresse", le disque, sorti en 1967), contenait lui aussi 3 autres titres ("Un beau mois
d'été", "Dis-moi que tu m'aimes" et "Pas drôle cette histoire-là".

J'attends votre réponse. Merci d'avance.
Victor L.


Svsheila 16/08/2010 18:51



Et bien certain de ces titres sont sorties sur un cd peut-etre pas tous mais un bon nombre figure sur le cd anglais pochette verte qui est sorti en 2009 il me semble, j'ai quelque titres de cet
album, si vs le souhaitez je vous les envoies. Pour cela, veuillez soit vous inscrire à la newsletter ou m'écrire à sylvievartansheila@yahoo.fr en précisant votre demande


Merci



Victor L. 25/05/2010 02:39


J'aimerais savoir s'il est possible de retrouver deux chansons de Sylvie Vartan: "Je préfère ses bras" (1966) et "Un peu de tendresse" (1967).


Svsheila 26/06/2010 14:37



SUR Site
Sylvie Vartan, 50 ans de carrière


http://www.sylvievartan.webself.net/


 


On peut télécharger tes musiques de Sylvie