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Publié par Svsheila

Sylvie Vartan - Les infos de dernières minutes...


Sylvie Vartan

Nouveaux Cds Japonnais 2009

Deux nouvelles compilations japonaises de Sylvie devraient sortir à Tokyo en novembre.


Sylvie Vartan
Plus d'infos sur le CD 2009

Toutes peines confondues est le titre d'un album (et d'une chanson) de Sylvie Vartan qui sortira courant du mois de septembre 2009.

La chanteuse revient chez Sony BMG (sous le label RCA) après un contrat d'une vingtaine d'années chez Mercury Philips.

L'album existe en vinyle bleu et également dans une édition collector livre-disque limitée à 2500 exemplaires comprenant un 45T.

Toutes peines confondues

1. Je chante le blues (Carla Bruni) 4:12
2. Signé Sagan (Didier Barbelivien) 3:56
3. L'amour avec des sentiments (Eric Chemouny / Sylvie Vartan) 4:06
4. Ne s'attacher à rien (Pierre Dominique Burgaud / Alain Lanty) 3:31
5. Il me semble (Marc Lavoine / Alain Lanty) 2:55
6. Toutes peines confondues (Michel Jourdan - Jannick Top - Serge Perathoner) 4:26
7. A laisser ou à prendre (Brice Homs /Alain Lanty) 3:06
8. L'un part l'autre reste (Frédéric Botton / Nathalie Rheims) 4:07
9. Une lettre d'amour (Eric Chemouny / Sylvie Vartan) 3:20
10. Ce que je suis (Didier Barbelivien) 2:53
11. Mélancolie (Didier Barbelivien / Michael Ohayon) 3:21
12. La chanteuse a vingt ans (Serge Lama / Alice Dona) 3:53


Vinyl 7" Single (bonus édition limitée)

* Face A : Quand le film est triste (Roy Orbison / Loudermilk / G. Aber / Lucien Morisse) 3:00
* Face B : Je chante le blues (Carla Bruni) 4:12

Classements des ventes
Pays Meilleure
position
France France[1] 16
France France (téléchargements)[2] 39
Belgique Belgique[3] 31


Sylvie Vartan
«J'avais envie d'un album intimiste»

Sylvie Vartan: «J'avais envie d'un album intimiste»

Par Benoît Cachin

Plus de: Sylvie Vartan, musique, Pierre & Gilles, icône gay


INTERVIEW. Il n'y a pas que Mylène Farmer parmi les icônes gays! TÊTU a rencontré Sylvie Vartan à l'occasion de la sortie, ce lundi, de son album «Toutes peines confondues».

Quarante-huit ans de carrière, 40 millions de disques vendus dans le monde, le tableau de chasse de Sylvie Vartan est impressionnant. D'où l'événement que représente cette rencontre du journaliste de TÊTU avec l'icône blonde de la chanson française. Elle sort aujourd'hui Toutes peines confondues, son nouvel album, dont le premier single a été écrit et composé par Carla Bruni-Sarkozy.

Après Nouvelle Vague très enjoué en 2007 dans lequel vous repreniez des tubes des années 60, vous revenez avec un disque nettement plus mélancolique…

Sylvie Vartan: En fait, je l'avais en moi bien avant Nouvelle Vague! J’avais fait Nouvelle Vague assez rapidement car ma mère était très malade et je n’avais pas beaucoup de temps à consacrer à des séances d’enregistrement. J’avais donc choisi la facilité. Mais je gardais toujours l’envie d’un album intimiste, très mélancolique en effet. C’est chose faite.

Avec une superbe pochette et une affiche du spectacle signées Pierre & Gilles, vous devenez la star la plus photographiée par eux…

J’adore ce qu’ils ont fait, comme d’habitude! En fait, ce sont des photos réalisées pour leur expo en Bulgarie. Quand je les ai vues, je me suis aperçue qu’elles collaient parfaitement à l’atmosphère du disque et du spectacle et j’ai donc décidé de les utiliser. Ils ont un talent fou et ce sont les seuls avec lesquels je me prête à tout avec plaisir. Alors que je déteste les photographies en général, avec eux je suis à l’aise.

Le premier single, Je chante le blues, est la surprise de l’album par son auteure, Carla Bruni-Sarkozy, la première dame de France!

Carla l’avait écrite pour elle et quand je l’ai entendue, je lui ai demandé si je pouvais la chanter. Elle a tout de suite accepté, pour mon plus grand bonheur, je suis très honorée. Curieusement, je n’avais jamais chanté ce style de chansons, très sexy. Je connais Carla depuis son premier album, nous nous étions croisées à RTL et je lui avais demandé d’emblée de m’écrire des textes. Je suis une fan de la première heure!

Vous avez composé deux musiques, Une lettre d’amour et L’amour avec des sentiments, c’est un exercice qui vous plait?
Oui quand c’est immédiat, je ne suis ni laborieuse ni patiente. Quand le texte m’inspire, j’enregistre la musique à la voix. Je ne sais pas recommencer, en musique comme dans tout d’ailleurs, donc il faut que la mélodie vienne tout de suite.

Côté texte, vous chantez, à la première personne, l’histoire d’une prostituée avec le titre L'amour avec des sentiments. C’est une première dans votre répertoire…
C’est une très belle chanson. Eric Chemouny l’avait écrite à la troisième personne en fait. En lisant son texte je lui ai dit qu’il fallait l’écrite à la première sinon elle perdait tout son intérêt. Comme si Aznavour avait chanté Comme ils disent à la troisième personne, la chanson n’aurait plus du tout sa force. Je la chante comme un rôle de cinéma, ça ne me pose aucun problème.

Autre titre inspiré, Signé Sagan, hommage à Françoise. Vous la connaissiez bien?
Disons que je l’ai connue en effet. Elle était fascinante, très gentille, à l’écoute des autres. C’était quelqu’un de rare et totalement à part. Nous n’étions pas amies, mais lorsque l’on se croisait chez Régine par exemple on parlait toujours quelques instants. Un vrai personnage, sensible, fêtarde et discrète à la fois.

Le spectacle à l'Olympia à partir de vendredi prochain sera donc dans la veine de l’album?
Absolument, il sera à son image. Ce sera donc plus un récital qu’un show à proprement parler. Depuis 1968, je ne l’ai plus fait! Je ne me suis jamais vu sans danseurs derrière moi en fait! (rires) Mais ce n’est pas du piano-voix pour autant, il y a cinq musiciens et une choriste quand même! Sur deux heures de spectacle, je ne vais pas faire que des ballades, que les gens se rassurent! C’est un tour de chant diversifié avec 26 chansons très différentes en sachant que je vais privilégier des chansons moins connues du grand public en laissant de côté des tubes comme L’amour c’est comme une cigarette ou Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes? que je chantais systématiquement.

Propos recueillis par Benoît Cachin.

Toutes peines confondues, de Sylvie Vartan (Columbia).
17,99 euros (version collector avec LP: 39,99 euros).

En concert du 18 au 20 septembre, à l'Olympia, Paris.


  SYLVIE VARTAN, "Je n'aime pas le mot fin"
234_Vartan Album
Depuis près de cinquante ans, le double au féminin de Johnny Hallyday rythme le paysage musical au gré de chansons qui composent une carrière d’une longévité exceptionnelle.
Un modèle de persévérance et d'attitude, en ayant survécu à deux accidents de voiture, ayant tout chanté, d’Aznavour à Jean-Louis Murat en passant par Jean-Jacques Debout, Pierre Delanoë, Yves Simon, Didier Barbelivien et une flopée d’adaptateurs de l'équipe de Johnny Hallyday, en ayant fait une bonne dizaine d'Olympia, des shows toujours plus spectaculaires à l'américaine mis en scène par Walter Painter, et enfilé plus d’une centaine de robes dessinées par Saint Laurent, Lagerfeld ou Gianfranco Ferré, ou en étant souveraine sous la caméra de Jean-Claude Brissau dans L’ange noir.
Véritable égérie depuis que Pierre & Gilles, Etienne Daho ou Peter Lindbergh l’ont remis au goût du jour, il y a une dizaine d’années, Sylvie Vartan, c’est l'éternel retour vers le futur, revenant là où on ne l’attend pas toujours, comme régénérée ou reverdie.
Rencontre avec cette icône culte des années yé-yé alors qu’elle sort un nouvel album baptisé Toutes peines confondues, certainement l’un des plus réussis et aboutis de ces dernières années et avant ses concerts à l’Olympia...

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Philippe Quaisse © Sony

Vous avez quitté Universal. Ce nouveau disque Toutes peines confondues sort chez le label RCA, chez qui vous étiez de 1961 à 1983. Pourquoi renouer avec ce label mythique pour la parution de votre nouvel album ?
Ça s'est fait tout simplement lorsque mon contrat chez Universal est arrivé à son terme et que j'ai eu cette proposition. J'en ai profité pour changer d'entourage. C'est important de pouvoir renouveler ses collaborations. On en est tous très contents. Ils sont très dynamiques, ravis de me voir de retour.

Comment est-on avant la sortie d’un nouveau disque en toile de fond d’une industrie musicale à la peine ?
À vrai dire, je n’y pense pas. J’ai sorti tellement de disques. Mais, c’est vrai que, comme tout nouveau bébé, j ‘aimerais qu’il rencontre son public. En plus, j’ai de très bons retours sur ce disque. Toutefois, la situation de l’industrie du disque est désolante pour tout le monde : les auteurs, les compositeurs, les chanteurs. Internet présente aussi de bons côtés bien sûr, mais les effets peuvent être ravageurs surtout pour les jeunes qui débutent dans ce métier et qu'il faut protéger.

Pour ce nouvel album, composé de 12 titres, vous vous êtes entourée d’auteurs et de compositeurs très éclectiques dont le premier single Je chante le blues, une chanson originale écrite et composée par Carla Bruni. Pourquoi ce choix ?
J’aime son écriture, son style, sa façon d’aborder certains sujets. Elle a une façon très personnelle d’écrire qui ne ressemble à aucun autre auteur. Je l’aime beaucoup, elle a beaucoup de talent et d’humilité. J’ai énormément apprécié son premier disque.

Parmi les autres collaborations, on trouve de nouveaux venus comme Marc Lavoine, Eric Chemouny, Nathalie Reims, pour les textes...
Ce sont les textes qu’on me soumet et qui me procurent des émotions qui guident mes choix vers tel ou tel auteur. Je n’ai pas d’a priori.

Vous nous démontrez également votre talent de compositeur, à mon sens, en signant la musique des deux plus beaux titres L’amour avec des sentiments et de Une lettre d’amour...

Quand les textes sont bons, j’ai toujours le souci de savoir à qui je vais confier la musique. Du coup, là, j’ai souhaité les faire moi-même. Ces deux chansons que j’adore sont d’Eric Chemouny qui m’avait fait, entre autres, la sublime chanson Les robes sur mes robes de scène et qui m’avait beaucoup touchée. Il est très doué. J’aime beaucoup son écriture. C’est moi qui lui ai donné l’idée de la chanson Une lettre d’amour, sur toutes ces lettres que l’on reçoit et qu’on ne veut pas brûler.

  On n’est pas artiste si on ne fait pas de scène. C’est ce qui vous donne la flamme. Sur scène, j’oublie la réalité.  

L'amour avec des sentiments est une chanson osée car vous parlez de prostitution...
J’avais cette chanson d’Éric Chemouny depuis huit ans. Je l’ai ressortie et lui ai fait réécrire à la première personne. Elle aborde la prostitution de manière très poétique. J’adore ce titre : L'amour avec des sentiments. C’est un thème, à ma connaissance, qui a été très peu abordé.

Vous nous offrez, en dernier titre, une interprétation magnifique de La chanteuse a 20 ans, célèbre chanson écrite par Serge Lama sur une musique d’Alice Dona. Ce n'est pas la première fois que vous chantez Alice Dona. Vous avez déjà chanté Riche et Deux bateaux... Pourquoi ce choix qui a une résonance particulière quand vous la chantez ?
Sauf que Riche et Deux bateaux étaient deux chansons qu’elle avait écrites pour moi. En effet, j’aime beaucoup la chanson La chanteuse a 20 ans. Elle a un côté traditionnel, music-hall, tour de chant, qui se prête bien à la scène. Je ne pense pas que des femmes l'aient chantée avant moi. Shirley McLaine l'a fait mais en anglais, She's a Star. C'est une bonne chanson de scène. Forte et émouvante.

La seconde reprise, inédite celle-ci, est le magnifique titre L’un part, l’autre reste initialement chanté par Charlotte Gainsbourg sur le générique du film éponyme, réalisé par Claude Berri en 2005...
Les paroles sont de Nathalie Reims et la musique de Frédéric Botton. J’adore cette chanson avec des paroles fortes : “Ont-ils oublié leurs promesses, Au moindre rire au moindre geste, Les grands amours n’ont plus d’adresse Quand l’un s’en va et l’autre reste. N’est-il pêché que de jeunesse, N’est-il passé que rien ne laisse, Les grands amours sont en détresse, Lorsque l’un part et l’autre reste...”. C’est magnifique et je ne crois pas qu'il soit sorti en disque car personne ne connaissait ce titre. Pas mes musiciens en tout cas.

Avec ce nouvel album, vous renouez avec la maturité du milieu des années 90, notamment en s’inscrivant un peu dans la lignée et la tonalité de votre album Toutes les femmes ont un secret...
C’est vrai en quelque sorte sauf que, dans cet album, il y a davantage d’unité, de cohérence globale de l’ensemble des titres.

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Philippe Quaisse © Sony

Est-ce que la couleur musicale de votre album laisse présager de la couleur de votre prochain spectacle ?
Bien sûr. Un nouvel album, à mon avis, n’a d’intérêt que si on peut le faire vivre sur scène. C’est la raison pour laquelle celui-ci sera sur scène plus intimiste car mes deux précédents albums en 2004 et 2008 m’ont orientée vers des spectacles plus rock. Nous serons cinq avec les mêmes musiciens que la dernière fois : Jannick Top, Serge Perathoner, Alain Lanty, Claude Engel, Philippe Drai et une choriste. Ce spectacle sera plus feutré, intimiste. Le public me réclamait depuis longtemps un spectacle plus intime.

Vous avez un public fidèle et exigeant car vous l’êtes avec vous-même en vous renouvelant sans cesse… C'est important, pour vous, la scène et de vous renouveler ?

Ah oui ! C’est essentiel de se renouveler, d’aller de l’avant. Je tiens à me surprendre moi-même, à renouveler mes émotions.

On vous dit terriblement exigeante, perfectionniste…

Je suis extrêmement méticuleuse et perfectionniste. Je m’attache à toujours tout faire le mieux possible. Il faudra un jour que je me mette dans la tête que la perfection n’est pas de ce monde ! C’est pénible et douloureux à vivre parfois.

La seule manière de rester intacte, c'est d'être en osmose avec les émotions de l'enfance, dites-vous souvent. C'est ce qui se passe sur scène ?

Bien sûr. C'est ce qui se passe sur scène. Je profite de la pureté des sentiments et de l'instant présent.

La scène, c’est viscéral chez vous. Vous cogitez toujours à votre prochain spectacle...

On n'est pas artiste si on ne fait pas de scène. C'est ce qui vous donne la flamme. Sur scène, j'oublie la réalité. Transcender le quotidien, c’est la beauté de mon métier. C'est la plus belle des thérapies, lorsque j'arrive à m'évader en partageant des moments privilégiés avec les gens. C’est un moment privilégié d’amour, de joies, une parenthèse enchantée dans nos vies respectives. J’aime transporter le public vers un ailleurs.

On vous a souvent suggéré de reprendre Barbara sur scène. Allez-vous enfin le faire ?

Je ne l’avais pas fait car ses chansons sont tellement personnelles. Mais, cette fois-ci, je vais le faire. J’ai trouvé la chanson qui me ressemble le plus. Mais, c’est une surprise !

La pochette de l'album est de Pierre & Gilles. Pour quelle raison ce choix de deux artistes au style onirique et fantasque ?
J’avais fait une photo Harcourt au départ, mais elle était trop triste. Je voulais quelque chose de plus vif, gai et coloré. Le travail de Pierre & Gilles avec leur style onirique m’a plu. J’aime leur iconographie singulière inspirée des images pop, féeriques, burlesques.

Ferez-vous une tournée après l'Olympia ?

J’ai quelques dates pour la fin de l’année, notamment à Sofia, mais je compte faire une tournée un peu partout en France dans des petites salles en début d’année.

  J’ai toujours rêvé d’être artiste. J’ai eu la chance de vivre de ma passion et surtout de durer. Avec Johnny, on a un peu le même public et il y a un vrai lien affectif.  

Vos spectacles toujours spectaculaires vont-ils être édités enfin en DVD ?
Le droit d'auteur est devenu tellement compliqué ! Les artistes ayant été filmés n'ont pas de contrats ou ont signé des contrats à durée déterminée qu'il faut renégocier. Il faut retrouver le moindre intervenant pour solliciter son autorisation. Oui, il y a eu des initiatives semblables pour d'autres artistes mais les éditeurs ont rencontré des problèmes énormes avec des musiciens qui se sont mis à réclamer des droits suite à l'exploitation de leur image pour laquelle ils n'avaient pas donné leur accord. Étant donné le nombre de musiciens et danseurs apparaissant à l'image dans mes concerts filmés, c'est un vrai casse-tête... Seuls les documents de l'INA sont accessibles car ce sont des émissions de télévision.

Votre livre de souvenirs Entre l’ombre et la lumière a été un immense succès avec plus de 250 000 exemplaires vendus. Vous racontiez pour la première fois les coulisses de votre vie, depuis ce jour de décembre 1952 où vous fuyiez votre Bulgarie natale avec vos parents et votre frère pour échapper à la dictature stalinienne. Une vie étonnante comme un roman, dévorée dès l’enfance par l’envie brûlante d’être artiste. Pourquoi avoir choisi de publier vos souvenirs, vous qui êtes si discrète ?
On ne connaît souvent de mon existence que le côté flamboyant et paillettes, pas ce qui est dans l’ombre. Après le décès de mon frère, j’ai eu envie de raconter mon parcours humain, de vie, plutôt que celui de la chanteuse. J’ai voulu rendre hommage aux miens qui ont sacrifié leur vie pour nous : ma mère, arrachée à sa famille et à son pays, mon père qui a renoncé à ses dons artistiques pour nous faire vivre... Ce sont des gens exceptionnels, qui ont été très dignes et courageux, d’une grande générosité. Je souhaitais montrer à mes petits-enfants ce qu’ont été leurs vies, pour qu’ils sachent d’où ils viennent, quel exemple ils peuvent tirer de l’histoire de ces gens merveilleux qui ont tant donné et ont eu des existences tellement difficiles.

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Philippe Quaisse © Sony
Très tôt dans votre carrière, vous avez été confrontée au revers de la célébrité : l’absence de vie privée. Votre mariage avec Johnny Hallyday en 1965 a été complètement mis à mal à vos yeux par la surexposition médiatique...
La surexposition médiatique a été inattendue pour moi au départ et terriblement violente. Il était difficile pour un couple aussi jeune que le nôtre d’exister. Quand vos moindres faits et gestes sont épiés, déformés, lorsque des histoires plus ou moins fausses courent sur vous, vous sentez que vous êtes en train de vous perdre vous-même. Cette célébrité, j’en ai finalement pris mon parti avec le temps et je suis parvenue à l’apprivoiser, à la gérer.

De quelle manière ?
En me refermant. On devient beaucoup plus sauvage. Le noyau familial formé par David et mes parents a été ma planche de salut, y compris dans les moments les plus sombres.

Vous avez survécu à deux graves accidents de la route, l’un en 1968 qui a coûté la vie à l’une de vos amies, l’autre, deux ans plus tard, dont vous êtes sortie défigurée. Comment avez-vous réussi à surmonter ces épreuves ?
Si je n’avais pas eu David, peut-être n’en aurais-je pas eu la force. Mais, avec lui, je n’avais pas d’autre choix que de me relever, pour continuer à être présente et le protéger. Quand on donne la vie à un enfant, on se doit de vouer la sienne à celui-ci. Après ces accidents, j’étais contente d’être toujours en vie et d’être là pour lui.

Depuis de nombreuses années, vous passez votre vie entre deux avions. On pourrait y voir une réminiscence de votre enfance d’exilée, qui ne serait finalement bien nulle part...
Je me sens bien partout, au contraire ! J’aime aussi les tournées, les hôtels, les room service ! Je me trimbale avec toute ma petite panoplie, mais si je m’établissais véritablement, cela m’angoisserait horriblement. Le point fixe me terrorise.

Dans Invisible, un beau titre caché figurant à la fin d’un de vos albums, vous évoquez le moment où vous quitterez le feu des projecteurs. Johnny fait sa tournée d’adieux. Y pensez-vous ?
Johnny n’a jamais arrêté. Moi, j’ai fait des pauses. J’ai reconstruit ma vie, j’ai su souffler, pas lui. Je n’y pense pas vraiment ou je ne veux pas y penser. Je n’aime pas le mot fin, quel que soit le domaine. En fait, je ne veux pas trop réfléchir à ça pour l'instant, même si, au fond, je sais que tout le monde doit inscrire le mot fin à un moment donné. Ce que j’espère, c’est que cela viendra sans douleur. Quand on choisit volontairement de s’arrêter, ça se fait sans trop de souffrance. Alors, j’espère que cela se passera comme ça, de manière naturelle, ou bien que l’envie me quittera. J’aimerais pouvoir me passer de la scène.

Vous allez avoir bientôt cinquante ans de carrière. Quel regard portez-vous sur celle-ci ?
Je ne regarde jamais en arrière. J’ai toujours rêvé d’être artiste. J’ai eu la chance de vivre de ma passion et surtout de durer. Avec Johnny, on a un peu le même public et il y a un vrai lien affectif. On me le dit, on me le témoigne et cela me touche toujours.

Avez-vous des projets de cinéma ?
Je prends le cinéma très au sérieux depuis L'ange noir où j'ai été gâtée car Jean-Claude Brisseau avait écrit le rôle pour moi. Je n'ai pas envie de faire du cinéma juste pour apparaître à l'écran. Il faut trouver le bon rôle, avec un sujet intéressant, rencontrer le désir d'un réalisateur. Cela dépend aussi des opportunités et surtout de la qualité du scénario. J'aimerais faire un film d'époque ou une comédie car je ne veux pas refaire la même chose qu'avec Brisseau en moins bien. Faire rire me tenterait bien, mais c’est très difficile.



Nouvel album Toutes peines confondues, Columbia.

Concerts
Où ? À l’Olympia, 28 bd des Capucines, Paris 9e.
Réservations : 08 92 68 33 68 (0,34€/mn) ou www.olympiahall.com.
Quand ? Les 18, 19 et 20 septembre. Complet
Séance supplémentaire le samedi 19 septembre à 15h30.

A savoir
Sylvie Vartan fera une dédicace au Virgin Mégastore des champs-Elysées mercredi 23 septembre à partir de 18h.
Et le dimanche 27 septembre, diffusion de l’émission de France bleu “On repeint la musique” (15h00 - 16h30) avec Fabien Lecœuvre entre autres.


Podcast Sylvie Vartan

http://www.blogplusfm.com...

Pour finir la semaine, nous avions rendez vous avec Sylvie Vartan dans la Case Libre de ce Vendredi !

Sylvie vous attend pour un concert à Santenay quelques jours après l'Olympia de Paris ... Retour sur ce qu'elle nous réserve ce dimanche !


Sylvie Vartan
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