Sylvie Vartan - Biographie

Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 16:44

En 1961, sa “Panne d’essence” lui vaut un démarrage foudroyant. Depuis, la chanteuse, qui vit entre les États-Unis et la France, ne cesse de se produire. Elle a fait preuve d’une belle ténacité.

Naissance. Le 15 août 1944, en Bulgarie, à Iskretz, un village de montagne. Sa mère, qui plaçait depuis toujours ses plus grandes espéran- ces en la Sainte Vierge, voit ce jour-là deux de ses vœux exaucés. Tout d’abord celui d’avoir une fille – elle avait déjà eu un garçon, Edmond –, et ensuite celui de la voir naître le jour béni de la sainte Marie. Le nouveau-né, avec ses 5 kilos, impressionne déjà son premier public, qui lui donne facilement trois mois de plus.

Signe. Le bébé porte une tache sur la main gauche, comme une couronne surmontée d’une petite croix. En sortant de la maternité, la maman est accostée par une Tsigane, qui voit dans cette marque un signe annonciateur d’une vie gâtée. Ce porte-bonheur disparaîtra quelques années plus tard… comme par enchantement.

Miracle. À 16 mois, l’enfant attrape la scarlatine. À cette époque, la maladie est souvent mortelle. Aussi, son père se rend en urgence en ville pour se procurer un sérum à l’hôpital. La fièvre grimpe, la petite ne réagit plus. La maman s’agenouille alors devant un bas-relief pour supplier la Vierge de sauver sa petite fille. Sa prière est exaucée. Depuis, Sylvie ne s’est jamais séparée de ce bas-relief en plâtre représentant Marie.

Dépit. À 6 ans, elle fait ses premiers pas sur scène, à l’ambassade de France, où son père a un poste d’attaché de presse. Comme chaque année à Noël, un spectacle est joué par les enfants du personnel. Alors qu’est programmée l’histoire de Boucle d’or, Sylvie demande à son père d’intervenir pour qu’elle obtienne le rôle-titre, voire, à la rigueur, celui d’un des ours. Rien à faire, la distribution est malheureusement réservée aux enfants de diplomates français ou étrangers.

Déclic. Vexée, la gamine vit cela comme une profonde injustice. Face à son obstination, on finit néanmoins par lui confier la récitation d’un poème en marge du spectacle. Elle s’exécute, les applaudissements retentissent. C’est le déclic. Cette première frustration lui a donné une motivation essentielle. Un jour, elle montera sur scène et décrochera le rôle principal.

Cinéma. Deux années plus tard, elle tourne dans son premier film, Sous le joug, qui évoque le poids de l’occupation turque en Bulgarie. Le réalisateur, un ami de son père, lui propose un tout petit rôle : celui d’une élève qui lève la main pour prendre la parole dans sa classe. Le tournage se déroulant loin du domicile fami-lial, Mme Vartan vend sa montre pour pou- voir rendre visite à sa fille. Avec son maigre cachet, Sylvie promet de lui en racheter une. Pas question, répond sa maman, qui décide que cet argent servira à payer des bottines à sa petite comédienne.

Exil. La famille débarque à Paris, gare de Lyon, le 24 décembre 1952. Les Vartan vivront pendant quatre ans dans le quartier des Halles, à l’hôtel d’Angleterre. Deux grands lits, un lavabo, un bidet et deux petits cagibis en tout et pour tout. Sylvie dort avec sa mère, son frère avec son père. M. Vartan trouve alors rapidement un boulot dans une triperie.

Langue. Sylvie intègre sa classe en cours d’année dans une école du quartier ; elle ne parle pas le français, mais le comprend à peu près. L’institutrice la place à côté de la meilleure élève, Jacqueline Bakulé. « Il faut être gentille avec cette petite fille parce qu’elle ne parle pas notre langue et qu’elle a dû quitter son pays. Je compte sur vous pour l’accueillir et l’aider », explique l’enseignante. Sylvie n’est pas habil­lée comme ses camarades, elle ne porte pas de blouse, et elle se sent tétanisée par leurs regards, toute honteuse. Progrès - Elle apprend très vite à parler le français sans aucun accent, mais l’expression « par conséquent » demeurera longtemps mys-térieuse à ses yeux. L’institutrice, affublée d’un tic de langage, la prononçait en permanence.

Progrès. Elle apprend très vite à parler le français sans aucun accent, mais l’expression « par conséquent » demeurera longtemps mys-térieuse à ses yeux. L’institutrice, affublée d’un tic de langage, la prononçait en permanence. Polyglotte - Parallèlement, Sylvie apprend l’anglais en lisant des romans d’Agatha Christie dans leur version originale. Elle y relève tous les mots inconnus dans un petit cahier puis en cherche la signification dans un dictionnaire. Résultat : aujourd’hui encore, elle maîtrise un vocabulaire très riche, que même son mari américain, Tony Scotti, ne possède pas.

Polyglotte. Parallèlement, Sylvie apprend l’anglais en lisant des romans d’Agatha Christie dans leur version originale. Elle y relève tous les mots inconnus dans un petit cahier puis en cherche la signification dans un dictionnaire. Résultat : aujourd’hui encore, elle maîtrise un vocabulaire très riche, que même son mari américain, Tony Scotti, ne possède pas.

Tube. En 1961, Sylvie est au lycée et son frère travaille dans l’industrie musicale. Un jour, il lui demande de remplacer au pied levé une chanteuse qui doit interpréter un duo avec un certain Franckie Jordan. Elle s’exécute et le titre, Panne d’essence, est un succès. Les photographes se ruent au lycée pour prendre des clichés de la chanteuse en herbe. Mais le proviseur, ne supportant pas tant de frénésie, la renvoie. Le mythe Sylvie Vartan est lancé.

Autographe. Elle n’a jamais eu l’âme d’une fan. Pour autant, elle a fait signer son premier autographe au cinéaste Billy Wilder, auteur de Sabrina ou de Sunset boulevard il y a seulement quelques années. C’est pour une amie cinéphile qu’elle a osé l’aborder, à Los Angeles.

Aphone. Sa grande angoisse, c’est de perdre sa voix le jour d’un concert. Ce qui lui est souvent arrivé, à ses débuts. Surtout lors de ses tournées au Japon, où elle logeait dans des hôtels climatisés. Certains disques live, commercialisés au Japon, ont même été enregistrés alors qu’elle était complètement aphone sur scène. Mais, depuis les années soixante-dix, elle suit les conseils d’un coach pour placer sa voix. « Il m’a sauvé la vie », reconnaît-elle aujourd’hui.

Frayeurs. À sillonner le monde en avion, elle a parfois connu des vols cauchemardesques. Il y a quelques années, l’un des moteurs du 747 qui volait vers New York a éclaté. L’avion a piqué du nez, mais le pilote a réussi un atterrissage d’urgence à Londres. Terrifiée, Sylvie ne voulait plus repartir. Attendue aux États-Unis, elle n’avait pourtant pas le choix. Mais, une fois arrivée à destination, elle a dormi vingt-quatre heures d’affilée.

Zapping. Sylvie ne supporte pas de se revoir à la télévision. Aussi, dès qu’elle tombe sur des images d’elle, elle zappe.


Par Svsheila - Publié dans : Sylvie Vartan - Biographie
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 12:02

Sylvie Vartan est une chanteuse française d'origine bulgare née le 15 août 1944 à Iskretz (Bulgarie) d'un père d'ascendance arménienne (nom complet : Vartanian) et d'une mère d'origine hongroise.

L'enfance

Sylvie Georges Vartan naît dans une famille vivant à Iskretz, un village situé dans la chaîne du Grand Balkan (centre de la Bulgarie). Lorsque l'armée soviétique entre en Bulgarie, quelques mois après la naissance de Sylvie, la famille perd sa maison (réquisitionnée) et doit s'installer à Sofia. Son père, Georges, est attaché de presse à l'ambassade de France en Bulgarie.

Le tout premier rôle de Sylvie au cinéma est celui, modeste, d'une écolière dans un film tourné par un ami de la famille sur l'époque où la Bulgarie vivait sous le joug ottoman. Cette expérience lui donna le goût du monde artistique et du spectacle.

La vie en Bulgarie devenant de plus en plus difficile, la famille décide d'émigrer au début des années 1950. C'est le grand-père de Sylvie, Robert, un francophile convaincu, qui leur conseille de partir pour Paris. Le temps d'obtenir les visas nécessaires, et Sylvie arrive à Paris en décembre 1952 avec ses parents et son frère Eddie Vartan, de sept ans son aîné.

L'adaptation sera assez difficile, les enfants ne parlant pas le français, contrairement à leur père. Mais les efforts déployés par Eddie et Sylvie pour réussir à l'école seront couronnés de succès - même si, des années plus tard, Sylvie quittera le lycée deux mois avant de passer son bac, pour suivre Gilbert Bécaud en tournée.

 

Ses débuts

Sur la proposition de son frère Eddie, Sylvie va enregistrer en 1961 un duo avec Frankie Jordan Panne d'essence, suite au désistement de dernière minute de la chanteuse Gillian Hills. Ce premier succès lui permet de poursuivre une carrière en solo avec un premier 45T fin 1961 "Quand le film est triste".

Première chanteuse rock de sa génération, Sylvie Vartan se distingue de ses consoeurs par une carrière scénique précoce puisqu'elle fait ses premiers pas sur la scène de l'Olympia dès ses débuts en 1961.

Autre particularité, elle commence dès 1963 à se rendre régulièrement aux Etats-Unis où elle enregistrera à Nashville avec les musiciens et les choeurs d'Elvis Presley. Un album en anglais enregistré à New-York sort en 1965. Deux autres albums américains sortiront : I don't want the night to end en 1979 et Made in USA en 1985.

Elle partage l'affiche de l'Olympia avec Trini Lopez et Les Beatles début 1964. A la même époque, sa chanson La plus belle pour aller danser, écrite par Charles Aznavour, fait d'elle une millionnaire du disque en France et au Japon. Sylvie Vartan commence alors à faire des émissions télévisées et des tournées en France et à travers le monde entier. Elle participe ainsi aux émissions "Hullabaloo", "Shindig" ou "The Ed Sullivan show" en 1965 et anime pendant neuf semaines un show sur la RAI, intitulé Doppia Coppia, en 1969. Elle sort deux albums en italien en 1969 et en 1975, ainsi qu'un album en espagnol en 1967.

Elle épouse à Loconville (Oise) Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, le 12 avril 1965, dont elle a en août 1966 un fils David Hallyday. Famille d'artistes puisqu'elle est, par ailleurs, la tante de l'acteur Michael Vartan. Elle divorce en novembre 1980.

Le 11 avril 1968 alors qu'elle circule sur une départementale des Yvelines à hauteur de Bois d'Arcy au volant d'une OSI, elle est percutée par une fourgonnette Peugeot 404. Sylvie est blessée au menton, au cou et a un bras cassé mais sa passagère, Mercédès, marraine de David, est tuée sur le coup et le conducteur de la 404 grièvement blessé.

Le 20 février 1970, Johnny et Sylvie prennent leur DS et s’apprêtent à aller chanter à Besançon, où réside leur ami commun Jean de Gribaldy. Le couple est en retard, la route verglacée... Près de Belfort, la voiture dérape et plonge dans un fossé. Johnny en sort miraculeusement indemne, mais Sylvie est couverte de sang. L'espace d'un instant, Johnny la croit morte. Elle est gravement blessée. Défigurée, elle doit alors partir six mois aux États-Unis et s'y faire opérer par l'un des meilleurs chirurgiens esthétiques du pays. Il lui rend son visage au bout de longues et multiples interventions.

Pendant sa convalescence new-yorkaise, Sylvie n'est pas restée inactive et, fait majeur pour sa carrière, elle a suivi de manière intensive les cours de Jojo Smith (le professeur de danse de Barbra Streisand), qui marquera le début de ses shows « à l'américaine ».

Carrière internationale

De 1970 à 1983, Sylvie Vartan enchaîne les disques d'or et les tournées en France et à l'étranger (Tokyo, Las Vegas). Elle est également la vedette de shows télévisés, véritables comédies musicales à la "Demy" qui font chaque fois l'objet de disques.

Elle se remarie le 2 juin 1984 à Los Angeles avec le producteur américain Tony Scotti. Le couple adoptera une petite fille née en Bulgarie : Darina.

Sylvie Vartan change de maison de disques en 1987 et ralentit quelque peu ses tournées.

En 1990, elle effectue sous les caméras un émouvant pèlerinage dans sa Bulgarie natale et fait son retour sur une scène parisienne début 1991. Depuis, Sylvie Vartan a sorti 6 albums, deux intégrales et chanté au Casino de Paris, à l'Olympia ou au Palais des Congrès.

Elle est l'artiste féminine française qui a totalisé le plus de « unes » des magazines : environ 2 000, devant Bardot et Deneuve. Elle est aussi la chanteuse française qui a attiré le plus grand nombre de spectateurs, depuis 1961 jusqu'en 2005, se produisant autant en France qu'aux É.-U., Japon, Amérique du Sud, Italie, Canada, Turquie, Allemagne, etc. Elle a été à la tête d'une entreprise de prêt-à-porter ("Créations Sylvie Vartan") entre 1965 et 1970 et d'écoles de danse à Paris et Tokyo ("Sylvie Vartan Studios") de 1981 à 1987.

Aujourd'hui

Icône des années soixante, star des soixante-dix, elle est devenue « culte », s'élevant au fil du temps au rare statut de légende vivante aussi bien en France qu'un peu partout à travers le monde. Pour preuve, son autobiographie sortie en 2004 qui fut un best-seller avec plus de 250 000 copies écoulées. Consécration suprême pour ses 60 ans, le musée Galliera à Paris lui a consacré une exposition de près de six mois, le magazine Elle l'a encore choisie pour sa une et son nouveau spectacle a fait le plein au Palais des Congrès de Paris pendant deux semaines, avant de triompher partout en France - Belgique - Suisse et au Japon.

David Hallyday, Patricia Kaas, Alain Souchon, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Axelle Red, Etienne Daho, Françoise Hardy, Lara Fabian, etc. ont repris à l'occasion de duos télévisés ses plus belles chansons. Idole de la France entière, Sylvie restera à jamais « La plus belle pour aller danser ».

Au cinéma, après les films musicaux des sixties et Patate avec Danielle Darrieux et Jean Marais, elle figure au générique du fascinant Malpertuis de Harry Kümel (festival de Cannes 1972). Mais c'est Jean-Claude Brisseau qui, avec L'Ange noir en 1994, lui offrira un rôle-titre à sa mesure.

Le 5 octobre 2006, le ministre de la Culture et de la Communication, élève Sylvie Vartan au rang d'officier dans l'Ordre national du Mérite en la présentant comme « l'une des plus prestigieuses ambassadrices de la chanson comme de l'élégance françaises ».

En 2007 Sylvie Vartan fait un retour avec un nouvel album Nouvelle Vague, composé de reprises de chansons sixties d'autres artistes qu'elle interprète avec talent, notamment les fabuleux "Paris s'éveille" de Dutronc, et "Les yeux ouverts", superbe ballade jazz. En octobre sort un beau livre aux Editions XO "Sylvie Vartan dans la lumière", dans lequel la chanteuse raconte sa carrière à Eric et Christian Cazalot. L'ouvrage, riche de plus de 300 photos, rencontrera également un beau succès. Elle se produit de nouveau sur la scène du Palais des Congrès à Paris en février 2008 et y joue même les prolongations en avril après sa traditionnelle tournée en France, dans plusieurs pays d'Europe et au Japon.

Sylvie Vartan, qui s'est beaucoup investie pour faire connaître l'affaire lybienne dans les médias et dans l'opinion publique, s'est rendue début octobre 2007 une nouvelle fois en Bulgarie, aux côtés du président français Nicolas Sarkozy, pour rendre visite aux infirmières et au médecin bulgares emprisonnés en Libye durant plusieurs années et libérés à l'été.

Filmographie

Pour l'anecdote, Sylvie Vartan avait été pressentie pour jouer dans : Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy), Pierrot le fou (Jean-Luc Godard), La Vie de château (Jean-Paul Rappeneau) et plus récemment dans Le Bonheur est dans le pré (Etienne Chatiliez).

 

Bibliographie

 

Récompenses

  • Sylvie Vartan a été faite Chevalier des Arts et des Lettres en 1985, décorée de l'ordre National du Mérite en 1987, de la Légion d'Honneur en 1998, de l'ordre du Cavalier de Madara (distinction Bulgare) en 1996, de la Stara Plamina (équivalent de la Légion d'Honneur bulgare) en 2004, Officier dans l'Ordre national du Mérite - 2006. Elle a été nommée "Ambassadrice de coeur" à l'OMS en 2005.

 

 

Par Sylvie Vartan et Sheila - Publié dans : Sylvie Vartan - Biographie
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Sheila

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